Le Costume de fête ou de cérémonie du couple

          



Le costume des « Echos Limousins » représente la tenue du dimanche, il se portait à l’occasion des fêtes de villages et souvent lors de cérémonies. Son époque ici se situe vers la fin du XIXème siècle.

 Il est fidèlement reproduit d’après des modèles d’époque et des recherches réalisées au sein de la confédération nationale par son conseil scientifique. Tous les détails y sont bien conservés.

A cette époque les souliers étaient très couteux et les gens de la campagne se rendaient à la fête du village chaussés avec leurs sabots de tous les jours et leurs souliers neufs sous le bras. Lorsqu’ils arrivaient à proximité de la fête ils chaussaient leurs souliers neufs et ils cachaient leurs sabots soit dans une haie ou dans un trou de châtaignier pour ne pas se les faire prendre et d’être sur de les retrouver au retour. 


Le costume  de fête ou de cérémonie féminin




Le Costume en droguet ou broché de teinte sombre était porté les jours de fête et de cérémonie à la fin du XIXème siècle (1880-1900).

La robe était en satin broché ou bien une jupe très ample longue à la cheville ornée de trois rubans en velours noir (signe de richesse de la famille).

Un corsage appelé « caraco », avec un col fermé type officier était recouvert sur les épaules d’un châle blanc en tulle brodé posé en triangle où d’une collerette en laine travaillée au croché ou en dentelle brodée.

Un tablier de satinette noire, relativement grand, enserrait la taille  faisant partie intégrante du costume se portait sur le dessus de la jupe ou de la robe pour la protéger.

Les accessoires comme les bas et les mitaines (à mi-doigts) étaient de couleur blanche tout comme le jupon de dentelle et la « culotte» de coton blanc fendue entrejambe avec jambes longues qui descendaient au-dessous du genou et le plus souvent avaient un volant de tissu brodé ou une bande de dentelle faite au crochet relié par un lien.

Le jupon plat devant avait de nombreux plis dans le dos. Ces plis pouvaient être resserrés à une trentaine de centimètres plus bas par un lien pour former un « faux-cul ». Il pouvait aussi avoir une petite poche intérieure pour y recevoir un mouchoir ou une bourse. Un ou plusieurs volants brodés de dentelle se trouvaient en bas.

Les jours d’hiver ou de grand froid, tout comme pour se rendre à l’église, elle revêtait une mante à capuchon ou une cape fermée sur la poitrine par de larges agrafes ; celle-ci permettait de se préserver du froid. Certaines femmes faisant partie de la bourgeoisie portaient spécialement un châle en cachemire «  lou chaile tartan »

En général, avec ce costume la femme portait un tour de cou en velours noir supportant une croix ou un Saint Esprit

Le bonnet, sur les cheveux peignés vers l’arrière et partagés par une raie au milieu, avec le front dégagé, resserrait par un lien l’ensemble de la coiffure.

La coiffe posée sur le bonnet comporte sur le devant deux rangs de dentelle tuyautée. Un ruban solidaire de la coiffe se noue sous le menton et sur le coté du visage pouvant être agrémentée aussi d’un nœud en mousseline.

La palhole  posée sur la coiffe tuyautée est un chapeau de paille tressé (paille de blé noir), dont le bord assez large se décroche sur l’arrière pour épouser le chignon. Elle est ornée d’un large ruban de velours noir.

Bas blancs et chaussures de cuir noires avec un talon bobine terminaient le tout.


      

La Palhole et la coiffe tuyautée avec le ruban en velours




Détail de l’arrière de la palhole




Fanny Leygnac


Le costume masculin  de fête ou de cérémonie



Cet habit dit « à la française » est en drap marine ou noir. Il comprend une chemise blanche, ornée d’un ruban de velours passant sous le col et se nouant devant (lou cabatou).

 Un pantalon à pont ; un gilet croisé ou droit en satin broché ou bordé et pour finir une veste à basques appelée aussi  « requimpette »

En général, une cocarde agrémente le gilet ou le revers de la veste ce qui est signe de fête elle était de plusieurs couleurs (noir, jaune, blanc et rouge, pour la ville d’Argentat. Elle pouvait être aussi le présent d’une jeune fille à l’homme qu’elle avait choisi)

Il porte des chaussettes blanches et des souliers de cuir noir ; sur la tête un chapeau en feutre à larges bords bordés d’une ganse noire.

            Dans la campagne les hommes portaient très souvent le pantalon à pont en droguet brun ou noir ou à rayures grises et noires avec un petit gilet sur une chemise blanche.

            Une blouse bleue avec un filet blanc recouvrait le gilet foncé. Parfois la veste de droguet remplaçait la blouse. Un carré de coton « impression cachemire », plié en triangle, était noué (nœud de cravate) autour du cou. Un « vitou » (petit ruban de soie ou de velours) était noué en guise de cravate de manière très négligée.

Détails de la veste



Laurent Perrier




Ensemble gilet-cocarde-nœud et le chapeau à large bord



Lucien Leygnac


Au premier plan Frédéric Leygnac derrière Michel Carlat


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